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...Esprit Nomade.....
jeudi 08 novembre 2007, a 22:55
Le colibri....Se laisse séduire...
 

 Sources: Merci Monsieur MORIN , allez voir son site, c'est très éducatif  http://www.coq.qc.ca/info_oiseaux/colibri.htm

 

Il se laisse facilement séduire.

Beaucoup de livres spécialisés proposent leurs secrets infaillibles pour attirer cette petite merveille de la nature. En fait un aménagement paysager adéquat procurera autant de plaisir à l'il qu'il pourra susciter chez le colibri le désir de s'installer chez vous.

Pour ceux qui désirent le retenir davantage, l'installation d'une mangeoire serait un atout. La mangeoire à colibri est en fait un abreuvoir. On y distribue un liquide sucré.

Une bonne recette consiste en une tasse de sucre additionné à quatre tasses d'eau. Le mélange est bouilli pendant deux à trois minutes pour retarder la fermentation.

Cette fermentation altère la qualité du mélange et peut nuire considérablement à la santé de l'oiseau. Il est à noter qu'une mangeoire dont le contenu se détériore en raison de la fermentation verra son contenu se voiler et devenir moins translucide ce qui est un indice sérieux qu'il est grand temps de changer le liquide et de procéder au nettoyage. L'ajout de colorant peut nuire à cette observation. Il est fortement recommandé de laver soigneusement le réservoir à tous les trois jours. Ce dernier, en verre de préférence afin d'en faciliter le nettoyage, devrait être placé près des fleurs nectarifères recherchées par l'oiseau et préférablement à l'ombre ou dans un endroit partiellement ombragé. Ce type de site retardera la fermentation accélérée par les rayons du soleil et il diminuera l'attrait de ce liquide pour les guêpes.

D'autre part, l'ajout de colorant rouge est à proscrire à moins que l'on soit sûr du type de colorant utilisé. Certains colorants sont déclarés nuisibles pour la santé humaine et donc nocif pour un oiseau qui pourrait doubler son poids en accumulant des réserves de graisse peu de temps avant son départ en migration. Il est à remarquer que la plupart des mangeoires recommandées sur le marché sont déjà de couleur rouge et c'est amplement suffisant.

Peu de colibris prendront plaisir à s'installer à une seule mangeoire en même temps. Querelleur, désireux de s'approprier à lui seul un site d'alimentation riche, il chassera tout intrus du territoire dont il se veut le seul propriétaire. C'est pourquoi il est inutile de se procurer une grosse mangeoire. Le contenu devant être renouvelé constamment, le volume important de ces mangeoires à dimension rocambolesque devient absolument inutile.

dimanche 04 novembre 2007, a 12:18
Krik. Krak.
 

   Ye Krik. Ye Krak.

Histoires de vies. De destinées.

Ye Mistikri. Ye Mistikrak.

 

A la commissure de nos mondes enfouis ou projetés...

 

 

Qui suis-je ?

 

Mes yeux s’ouvrirent dans le pays du couchant, à l’heure où le soleil se lève sur le village des miens et leurs voisins continentaux.

 

Ils me ressemblent, ou je leur ressemble, comme le dira celle qui assista ma chère mère en ce jour béni.

 

Enfant de l’amour et de la réconciliation des Cieux, on m’a appelé Zeus, fils de la patience, de la vigne, de la terre.

Un enfant de plus pour la nation, pour la Mère patrie.

 

Quelle patrie ? Quelle nation ?

 

Ma mère est d’ici et mon père de là-bas. Fuir le malheur ou chercher le bonheur, chacun y trouve son compte selon que la pensée soit triomphante ou conquérante.

 

Mon père est un survivant, la course fut longue pour trouver au bout du chemin une terre revêche mais fertile. Ses mains expertes et sages ont su y cultiver le Bonheur. Le blé, le riz et le sorgho poussent-ils sous les mêmes latitudes ? Malgré l’opprobre, l’hommechocolat s’est imposé dans le village. Photographe. Saisir le temps et le rendre intemporel. Révéler l’âme à l’œil et au cœur. Rendre visible l’invisible. Lier ce qui a été dénoué. Le lien social. Ces gens qui ne se regardent plus. Les rendre à eux mêmes, à leur famille.

 

 

Krik. Krak. Qui est ton père ? Qui est ta mère ? D’où viens-tu ?

 

Je viens de loin . Mon image a comme un goût sucré dans les yeux des autres. Ma maman-vanille et mon père-chocolat se sont rencontrés à la faveur de notes de musique, douces, harmoniques, celles qui chantent l’amour et la mélancolie, dans des langues suaves et susurrées, les notes de la guitare qui converse avec les âmes égarées des champs de canne.

Du Sucre Amer, en polyphonies s’il vous plaît.

Des douceurs pour apaiser nos douleurs de l’Histoire, et engendrer l’espoir.

Un goût sucré je vous dis.

Le piment et le sel, on en découvre l’effet subtil plus tard.

 

Ye krik. Ye krak. Canelle- Caramel. Je suis un être de contrastes vivant dans un monde de paradoxes.

 

Ah, Ah ! C’est mon côté maître de l’Univers qui s’exprime.

 

Zeus. Il faut assumer un tel prénom de nos jours. Dieu de l’Ordre, de la Sagesse et de la Justice. Maître du ciel, des orages, de la foudre, et de la pluie. Sans le casque sur mes cheveux grenés, sans le sceptre à la main droite, mais avec la victoire dans la main gauche.

 

 

Krik. Krak. Qui suis-je ? Je suis moi. Je suis les autres. Je suis chacun d’eux et toujours moi.

 

Je suis métis.

mercredi 31 octobre 2007, a 15:42
Mes 3 auteurs préférés...........Glissant, Chamoiseau et Delsham....
 

..............TONY DELSHAM

En fait, j’ai toujours su que je serais écrivain, je n’avais pas le choix, j’avais promis à ma mère qu’un jour, je raconterais sa vie »

C’est l’aveu que fait volontiers Tony Delsham quand on l’interroge sur l’origine de cette passion d’écrire. Né le 4 février 1946, à Fort-de-France, juste au lendemain de la dernière guerre il appartient à une famille de seize enfants. Il effectue sa scolarité, primaire et secondaire, au Lycée Schœlcher et  est encore sur les bancs du lycée, lorsqu’il se lance dans la production de spectacles. Il est âgé de quinze ans et c’est le plus jeune organisateur de spectacles publics des Antilles. En effet, chaque jeudi, il produisait « Les Infidel’S », groupe rock et twist de l’époque Yéyé, composé de lycéens de treize et quinze ans. C’est bien des centaines de jeunes qu’il devait gérer chaque semaine.

Les études secondaires terminées, à l’image de son père, il songe à une carrière militaire mais abandonne très vite cette idée après son passage au 40e Régiment d’Artillerie basé à Chalons -sur- Marne. À la même époque, il collabore à différents périodiquesrégionnaux et s’intéresse au mécanisme de la presse et de l’édition.

En 1970, de retour à la Martinique, Tony Delsham est atterré par deux évidences qui lui avaient échappé jusqu’alors :

L’indigence d’une presse dominée par la Radio Télévision Française et par France-Antilles, quotidien du groupe Hersant. Face à ces deux puissants groupes, les journaux de partis politiques notamment ""Justice "et "le Progressiste" réagissaient très vivement contre ce qu’ils estimaient être une volonté d’aliénation du peuple martiniquais par l’autorité de tutelle. La radio et la télévision ne réalisant aucune production locale, diffusaient des informations en provenance de France. Les journalistes, en réalité, étaient des lecteurs de dépêches, tandis que le quotidien traitait les chiens écrasés.

L'absence totale de livres écrits par des auteurs antillais : Aimé Césaire, Frantz Fanon, Joseph Zobel, Edouard Glissant, écrivains d'après guerre, étaient introuvables, de même que ceux d'avant guerre..

Delsham décide alors de créer ses propres structures d’édition afin de présenter un visage  plus vrai de la Martinique et, selon sa formule, « tenter de reconstituer un miroir brisé ». L’ouverture de  la Radio et la Télévision d’État, quant au traitement de l’information fut accompagnée d’une politique d’embauche de journalistes martiniquais, mais il demeure indifférent et  édite ses propres journaux avec comme objectif affirmé : parler au plus grand nombre. Une  étude de marché auprès des distributeurs de l’époque démontrait que le plus gros véhicule répondant à cette exigence était le roman-photo, suivi de la bande dessinée.

L’offset n’existant pas aux Antilles, il choisit la B.D. Dans le même temps, il lance en 1972 un hebdomadaire d’information générale : Martinique Hebdo. Il demande à Pierre Lucette, célèbre professeur de musique connu par plusieurs générations d’élèves du Lycée Schoelcher, d’assurer la rédaction en chef. Le curé de la commune du Carbet possédant une imprimerie performante,  l’aventure démarre. Pour la première fois un journal ne parlait pas de chiens écrasés, ni n’émettait de convictions politiques. C’était un magazine d’information. Pour la première fois, également, un journal publiait des photos de manifestants dans les rues et notamment des photos de grenades lacrymogène éclatées. Une vraie révolution qui  valut au directeur de la publication et au rédacteur en chef, l’attention des services de la Préfecture.  M.G.G, première bande dessinée des Antilles- Guyane, dans sa partie magazine, donnait la parole aux élus de gauche. C’était une première. Et, enfin, il édite également Colik Blag Bo kaye, un mensuel satyrique. Mais les membres de l’équipe de dessinateurs sont très jeunes et doivent poursuivre leurs études et quittent la Martinique.

En 1975, c’est la fusion avec Le Naïf, hebdomadaire composé par une équipe animée des mêmes intentions. Le Naïf  bouscule les mentalités. Petit à petit, cernée par les sommations martiniquaises et surtout talonnée par la concurrence désormais possible grâce à la libération des ondes, dès le début des années 1980 sous le gouvernement socialiste, la Radio Télévision d’État est acculée à  jouer son rôle d’informateur. C’est aussi l’époque où, de plus en plus, l’édition française s’intéresse aux écrits antillais. Mais Tony Delsham ne modifie pas son attitude. Encore aujourd’hui, il ne collabore qu’avec des organes de presse dont les racines sont martiniquaises, pour l’heure Antilla et Kanal Télévision Martinique.

Les thèmes  traités par l’écrivain sont toujours puisés dans "les bobos" des Antilles. Il affirme prendre ses distances par rapport à la littérature de la dénonciation : « je n’ai de facture à présenter à quiconque, dit-il, je ne me bats pas au nom de mes ancêtres esclaves mais bien au nom du présent et du futur de nos enfants ». Alors c’est sans complaisance mais avec une sereine distance qu’il explore : les rapports conflictuels des descendants d’esclaves et des descendants d’esclavagistes, les rapports hommes- femmes, l’émigration organisée par Paris, la toxicomanie, la sexualité etc…

L’œuvre de Tony Delsham a été mise en scène en Martinique et à l’étranger,  portée à l’écran, petit et grand.  Depuis une dizaine d’années il est rédacteur en chef de l’hebdomadaire Antilla et, depuis 2001, participe régulièrement à l’émission « Dialogue avec la presse » de Kanal Martinique Télévision. Personnalité très médiatique, Tony Delsham, auteur de plus d’une vingtaine de romans, est l’écrivain le plus lu des Antilles.


 

 

..............EDOUARD GLISSANT

Titulaire d’un Doctorat ès lettres, il publie ses premiers ouvrages après des études en ethnographie au Musée de l'Homme, d’histoire et de philosophie à la Sorbonne. Au départ adhérant aux thèses de la Négritude, il élabore par la suite le concept d’antillanité et de créolisation ou parfois même de créolitude. Alors proche des thèses de Frantz Fanon, Il fonde , accompagné de Paul Niger, en 1961 le Front antillo-guyanais d'obédience indépendantiste, puis autonomiste, ce qui lui vaut une interdiction de séjour de 1959 à 1965 sur son île natale pour séparatisme. Il est signataire du manifeste des 121 en 1960. Certains de ses ouvrages, tel le Discours Antillais restent très marqué par son engagement anticolonialiste. Il revient en Martinique en 1965 et y fonde l’Institut martiniquais d'études, ainsi qu’Acoma, un périodique en sciences humaines. Remarqué pour son travail, il devient de 1982 à 1988, le directeur du courrier de l'UNESCO. Il vit actuellement à New York où, depuis 1995, il est « Distinguished Professor » en littérature française, à la City University of New York.

Ses réflexions sur l’identité antillaise ont inspiré une génération de jeunes écrivains antillais autour des concepts de créolisation et d'antillanité, dont Patrick Chamoiseau, Ernest Pépin ou encore Raphaël Confiant. Cette antillanité serait fondée sur la notion d'identité multiple, ou d'identité rhizome, ouverte sur le monde et la mise en relation des cultures. Face au mode binaire des discours de la négritude (déployé par Aimé Césaire en Martinique, par Léon Gontran Damas en Guyane, par Guy Tirolien en Guadeloupe) et de l'assimilation, il définit bon gré mal gré une troisième voie. Ecrivain militant, il cherche à définir une approche poétique et identitaire pour la survie des peuples au sein de la mondialisation à travers le concept de mondialité.

Son influence sur la politique martiniquaise reste certaine notamment dans les milieux indépendantistes ou écologistes.

En janvier 2006, Édouard Glissant s'est vu confier par le président Jacques Chirac la présidence d'une mission en vue de la création d’un Centre national consacré à la traite et à l’esclavage.

En 2007, il crée l'institut du tout-monde.

Bibliographie [modifier] Un champ d’îles, poème La Terre inquiète, poème Les Indes, poème La Terre inquiète', poésie, 1955 La Lézarde, roman, 1958, prix Renaudot Le sel noir, poésie, 1960 Monsieur Toussaint, théâtre, 1961 Le Quatrième Siècle, roman, 1964 Un champ d’îles, La Terre inquiète, Les Indes, poésie, 1965 Le discours antillais, essais, 1981 La case du commandeur, roman, 1981 Pays rêvé, pays réel, poésie, 1985 Poétique de la Relation, essais, 1990 Tout-Monde, essais, 1993 Faulkner, Mississippi, Stock, Paris, 1996, rééd. Gallimard, "Folio essais", Paris, 1998, 368 p. (ISBN 2-07-032981-X) Traité du Tout-Monde, essais, 1997 Mahagony, roman, 1997 Malemort, roman, 1997 Le quatrième siècle, roman, 1997 Sartorius..., roman, 1999 Le monde incréé, poésie, 2000 Ormérod, roman, 2003 La cohée du lamentin, essais 2004 Une Nouvelle région du monde. Esthétique

« Le poète achemine la connaissance du monde dans

son épaisseur et sa durée, l'envers lumineux de

l'histoire qui a l'homme pour seul témoin. »

 

Qu'on l'associe à une figure tutélaire ou au maëlstrom actif d'une pensée vivante et toujours en mutation, le nom de Glissant est régulièrement célébré dans le monde depuis bien des années, et son oeuvre de mieux en mieux connue. Découvrez ici le site Internet officiel de l'écrivain martiniquais, penseur du tout-monde et arpenteur des archipels : biographie, présentation détaillée de l'œuvre, actualités éditoriale et événementielle, diffusion de la recherche, repères bibliographiques, divers documents multimédias et sélection de liens Internet. De la source au delta, les itinéraires d'un contemporain capital.

 

 

« Les pays que j’habite s’étoilent en archipels. Ils racontent les temps de leurs éclatements. Quand nous rencontrons un morceau impénétrable de temps, une roche incassable, ce qu’aussi nous appelons un bi, nous voici devant ce bi de temps, nous n’en sommes pas désenvironnés, nous faisons le tour de cette obscurité, nous piétons dans la moindre ravine ou le plus petit cap, jusqu’à entrer dans la chose. L’éclat des temps tout comme les éclats du temps n’égarent pas, dans nos pays »

 

..............PATRICK CHAMOISEAU

Son œuvre dépeint les traits de la culture populaire martiniquaise, celle des petites gens et de leurs combats. Chronique des Sept misères évoque le triste destin des djobeurs, hommes à tout faire sur les marchés de Fort-de-France, dont la présence se fit de plus en plus rare avec la perte d'influence de ces mêmes marchés. Cet ouvrage déplore la disparition d'une créativité qui alimentait l'identité créole. Il dénonce avec chronique des sept misères l'acculturation du peuple martiniquais, largement du à la départementalisation.

Texaco explore l'histoire moderne de la Martinique. Ce roman revisite, d'une manière originale et rafraichissante, l'épopée du petit peuple martiniquais à travers le récit du combat des habitants d'un bidonville des hauteurs de Fort-de-France et du combat pour la sauvegarde de certains modes de vie authentiquement créoles.

Texaco est reconnu comme l'une des œuvres antillaises majeures de la fin du XXe siècle.

Cherchant à restituer les saveurs et les douleurs de l'existence caribéenne, l'auteur préfère cependant l'évocation du passé au détriment d'une trame se déroulant à une époque contemporaine.

Chamoiseau interroge également les formes d'expression créole. Prenant acte de l'existence d'une culture créole essentiellement travaillée par l'oralité, il envisage le développement d'une littérature orale pour laquelle l'écrivain, héritant des tournures orales et des conteurs créoles, aurait pour rôle de s'ériger en "marqueur de paroles".

Il évoque sa démarche littéraire et son itinéraire artistique dans un essai récent. (cf. Ecrire en pays dominé).

Écrire l'enfance créole [modifier]

Dans une trilogie récemment achevée, il évoque son enfance: Antan d'enfance (1990), Chemin d'école (1994) et À bout d'enfance (2005).

Défense de la créolité [modifier]

Il participe également à la création du manifeste de la créolité avec Jean Bernabé et Raphaël Confiant.

Ce courant aura un très grand retentissement, d'abord dans les milieux littéraires antillais (on peut évoquer ici le relatif ralliement d'auteurs tels que le Guadeloupéen Ernest Pépin, ou encore l'intérêt que porte l'Haïtien René Depestre, pour le courant).

Par ailleurs, Chamoiseau prête son talent au cinéma en écrivant les scénarios de l'Exil du roi Behanzin (1994), Passage du milieu (2000) et Biguine (2004) (tous trois réalisés par Guy Deslauriers). En 2007 il écrit le scénario d'un nouveau film qui retrace la vie du journaliste André Aliker (qui fut assassiné alors qu'il s'apprêtait à dévoiler une affaire compromettante entre békés).

Ami d'Édouard Glissant, il cherche à développer avec celui-ci le concept de mondialité, en vue de traduire, sur le point de vue politique et poétique, une nouvelle conception du monde qui serait fondée sur l'ouverture des cultures, la protection des imaginaires des peuples, lesquels disparaissent lentement sous l'action de l'uniformisation du monde provoqué par la mondialisation.

Bibliographie [modifier] Manman Dlo contre la fée Carabosse, théâtre, 1982 Chronique des sept misères, roman, 1986 Solibo magnifique, roman, 1988 Éloge de la créolité, essai, 1989 (avec Jean Bernabé et Raphaël Confiant) Une Enfance créole 1, Antan d'enfance, autobiographie, 1993, Prix Carbet Lettres créoles: tracées antillaises et continentales de la littérature (1635-1975), essai, 1991 (avec Raphaël Confiant) Texaco, roman, 1992, Prix Goncourt Martinique, essai, 1994 (avec V. Renaudeau) Guyane : Traces-Mémoires du bagne, essai, 1994 Une enfance créole 2, Chemin d'école, autobiographie, 1994 Écrire en pays dominé, essai, 1997 L'Esclave vieil homme et le molosse, conte, 1997 Elmire des sept bonheurs : confidences d'un vieux travailleur de la distillerie Saint-Etienne, essai, 1998 Biblique des derniers gestes, roman, 2002, Prix Spécial du Jury RFO Une enfance créole 3, À bout d'enfance, autobiographie, 2005

mercredi 10 octobre 2007, a 21:49
Devoir de mémoire...L'esclavage
 

En 1998, la France célébrait officiellement le 150è anniversaire de l’abolition de l’esclavage... Les premiers pas vers une reconnaissance de ce drame historique.

   

 

http://noiresmemoires.rfo.fr/article7.html

 

La reconnaissance française

 Paris, une commémoration rassemblait en 1998, plusieurs milliers de descendants d’esclaves présents pour effectuer leur « devoir de mémoire » et unis pour se recueillir ensemble devant un parterre de bougies.

La même année, la député guyanaise Christiane Taubira-Delanon, soutenue par de nombreux élus des anciennes colonies, place le débat sur la place publique, au cœur de l’Assemblée nationale.

Il faudra près de trois ans à la navette parlementaire pour que la République française reconnaisse que « la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du XVè siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’Humanité ». Une grande victoire pour la diaspora noire française et, au-delà, pour les diasporas noires du Monde.

Pour autant, le débat n’est pas clos pour un grand nombre de descendants d’esclaves de par le Monde qui estiment que des « réparations » doivent être octroyées.

La notion de « crime contre l’Humanité »

La notion de crime contre l’Humanité apparaît pour la première fois à la fin de la Seconde guerre mondiale, au Tribunal de Nuremberg qui entend juger les horreurs perpétrées par l’Allemagne nazie à l’encontre des Juifs. La définition s’applique à « l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation et tout autre acte inhumain commis contre les populations civiles, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux, lorsque ces actes ou persécutions (...) ont été commis à la suite de tout crime entrant dans la compétence du Tribunal, ou en liaison avec ce crime ».

Aujourd’hui, des universitaires refusent d’évoquer le mot de « génocide » au sujet de la traite et de l’esclavage : à leurs yeux, le but des puissances esclavagistes n’était pas, au départ, de faire disparaître les Noirs de la surface de la Terre, mais simplement de les utiliser comme « instruments » de travail. Cette motivation qui ne peut être comparée à la destruction systématique et organisée d’une communauté, dessein poursuivi par Hitler, paraît suffisante à ces intellectuels pour justifier de rejeter hors du champ de la notion de « génocide » le crime perpétré contre des millions d’Africains.

Malgré toutes les divergences de point de vue dont les uns et les autres se font l’écho depuis les abolitions de l’esclavage, il n’en demeure pas moins qu’il n’est plus possible d’occulter la réalité de ce qui s’est produit durant tous ces siècles. Le continent africain, aujourd’hui encore sous-peuplé, en témoigne à lui seul.
Aussi, sous la pression des diverses diasporas africaines du Monde, les
9Jusqu’au terme de cette réunion, les Africains réclameront des « excuses » au nom du préjudice subi. Même si d’anciennes puissances esclavagistes, tels que les Pays-Bas, ont exprimé des « remords pour leur responsabilité dans la traite des esclaves d’Afrique vers les colonies des Caraïbes et du Surinam », la conférence laisse un goût amer aux Africains. Des remords, mais pas des excuses qui, selon les Occidentaux, pourraient ouvrir la voie à des demandes de réparations. « Il y a eu des excuses dans d’autres cas, rappelait une ministre sud-africaine, s’il n’y en a pas ici, nous nous demanderons si notre continent est considéré d’une manière spéciale », déclarait-elle.

En outre, même si le texte final reconnaît « la nécessité d’élaborer des programmes pour le développement social et économique de ces communautés et de la diaspora dans le cadre d’un nouveau partenariat basé sur le principe de la solidarité et du respect mutuel », aucune mention contraignante n’oblige l’Occident à aller au-delà de ces déclarations.

Et maintenant ?

En vidant l’Afrique de ses forces vives et de sa jeunesse, l’esclavage a modifié durablement les équilibres démographiques, socio-économiques et culturels du continent. L’asservissement de l’Afrique, suivi par les décennies de colonisation, ont sans nul doute largement contribué à la pauvreté, au sous-développement, à l’instabilité chronique dans certaines régions ainsi qu’aux disparités économiques. Ecrasé sous le poids de la « Dette », des exigences du
3Plus généralement, dans de nombreuses régions du Monde, l’esclavage des Humains perdure sous d’autres formes également insidieuses. Les femmes, les enfants et également de nombreux individus marginalisés sont encore trop souvent victimes de ce système inhumain, lié à la misère endémique qui frappe les plus fragiles, souvent analphabètes et sans ressources.

Noires Memoires, le 4 mai 2006

Source RFO

mercredi 10 octobre 2007, a 21:08
On raconte en Martinique ....
 

qu'il y a bien longtemps, dans les cuisines d'une habitation, une vieille cuisinière normande se désolait de ne pas avoir de pommes pour préparer ses beignets comme en Normandie.

Une autre cuisinière africaine qui émiettait de la morue séchée à ses côtés, lui proposa de remplacer les pommes par son poisson.

Une fois faits, ils s'avérèrent fades.

C'est alors qu'intervint une troisième cuisinière hindoue qui rajouta des cives et du piment, ce qui donna par la suite l'un des plats les plus réputés de la gastronomie antillaise.........................Les acras.


Qu'elle soit vraie ou fausse, cette histoire résume assez bien l'esprit métissé de la cuisine créole, où l'on harmonise sur fond de cuisine métropolitaine, des ingrédients africains et des saveurs orientales....

 

Histoire de la cuisine antillaise Forte de leur histoire enrichie par la diversité de leur population, les Antilles françaises sont les dépositaires d’un registre culinaire qui est le résultat de la cohabitation de différentes cultures au sein de l’archipel antillais.   par Johann Nertomb: source Site RFO      

Les Indiens Caraïbes, les colons blancs, les descendants de corsaires, les esclaves africains et les coolies des indes sont autant

de groupes humains ayant contribué à l’évolution

et à la création de la cuisine antillaise.

 

Aujourd’hui, la tendance est à l’exportation, les communautés issues de la Guadeloupe et de la Martinique implantées dans la France hexagonale et dans d’autres pays du monde transportent avec elles, avec plus ou moins de réussite, leur patrimoine culinaire.

 

Une histoire culinaire avec des origines diverses  

Au fil des siècles, indiens caraïbes, colons blancs, descendants corsaires, esclaves africains et coolies indiens ont tous œuvré, à l’évolution de la cuisine antillaise.

Les Indiens Caraïbes
Les préparations culinaires des « karibs » habitant des Antilles avant l’arrivée de Christophe Colomb au 15e siècle, étaient principalement limitées au rôtissage et au boucanage. Ils enfilaient de la viande par morceaux sur une brochette de bois qu’ils mettaient dans le feu. Ils ne prenaient pas le temps d’évider ni de plumer les gros oiseaux tels que les poules, les ramiers et les perroquets. Ils les faisaient cuire avec leurs plumes.

Les premiers colons
A partir de 1635, les premiers colons français originaires pour la plupart de Normandie et de Bretagne sont essentiellement des agriculteurs transportant avec eux leurs habitudes culinaires. Les aliments comestibles sur l’île demeurant pour la plupart méconnus, ces colons se contentent à leur début d’une alimentation plus que restreinte : un peu de cassave, des pois relevés d’une pimentade et parfois de la viande salée importée d’Europe.

L’alimentation de ces derniers se résumait à une alimentation de survie. Ils étaient tributaires des arrivages de France, grains, farines, viandes, qui étaient pour la plupart insuffisants et irréguliers.

Plus tard lors de leur expansion, les colonies deviennent un peu plus autonomes et commencent, dans un contexte de recherche culinaire, la culture industrielle d’une graine du nom Roucou que les Indiens utilisaient pour agrémenter leurs repas.
Encore utilisé de nos jours, c’est un ingrédient d’importance dans la préparation du court bouillon de poisson traditionnel. Au fur et à mesure, les colons s’approprient le savoir faire des Indiens Caraïbes tout en modifiant la préparation.

Aux environ de 1640, c’est l’arrivée des esclaves dans les Antilles françaises. Il faut désormais tenir compte de l’apparition de deux groupes sociaux qui se différencient autant par leur condition que par leur alimentation.

Les esclaves
Les esclaves subvenaient à leurs besoins comme ils le pouvaient. Les maîtres tenus de les nourrir ne leur attribuaient qu’un minimum de denrées, qui était produites par l’habitation, ou bien achetées au vivrier, ou encore importées et achetées aux négociants.

Avec un prix minimal, la fameuse morue salée en provenance de la Terre Neuve ainsi que le féroce et le chatrou en témoignaient. Au fil des années, les différentes populations présentes sur le sol guadeloupéen se sont côtoyées jusqu’à former une société créole.

Les Indiens
En 1854, l’arrivée des indiens en provenance du sud de l’Inde en Guadeloupe et en Martinique va modifier encore le paysage culinaire des Antilles françaises. Ils ont emmené avec eux de nombreuses épices parmi lesquelles le Curry : ingrédient indispensable pour la préparation du colombo.
Ce plat d’origine « Tamoule » est aujourd’hui devenu un plat de référence, dès qu’il s’agit de parler de cuisine Antillaise. L’arrivée des indiens a également permis à la population des Antilles de se familiariser avec un nombre important d’herbes et d’épices.

 

La cuisine Antillaise en pleine mutation La cuisine antillaise est aujourd’hui en pleine évolution, Compte tenu du nombre de ses habitants, expatriés dans le monde, elle tente de véhiculer sa Culture en mettant l’accent sur la partie culinaire de son histoire.

José Pentoscrope, organisateur du festival de la gastronomie antillaise attire notre attention sur le fait que des aliments, dont l’utilisation est profondément ancrée dans la culture antillaise, ont tendance à disparaître.
Le pourpier est une plante qui pousse en Guadeloupe, accompagnait généralement le riz lors du repas des esclaves. Aujourd’hui elle est très peu utilisée. En revanche, on constate que les jeunes des Antilles ont tendance à se désintéresser de la cuisine traditionnelle pour la remplacer par de la restauration rapide.

Une cuisine en mouvement
Depuis les dix dernières années nous assistons à la naissance de nouvelles recettes, qui ne sont autres que des variations de recettes ancestrales adaptées au goût du jour réalisées avec toutes sortes de produits plus facilement accessibles, grâce à la multiplication des grandes surfaces aux Antilles.

Pour M. Pentoscrope, ce n’est pas une mauvaise chose, bien au contraire, une cuisine qui évolue est une bonne cuisine. Il estime qu’il faut s’adapter aux nouveaux produits, afin de rester concurrentiel et attractif vis à vis des touristes qui seraient intéressés par un séjour dans l’archipel antillais. « Notre patrimoine culinaire doit éveiller la curiosité de potentiels groupes de personnes étrangères à la Guadeloupe et désireuses de la connaître en profondeur » dit il.

L’Exportation de la cuisine Antillaise
Depuis une quinzaine d’années, des sociétés d’exportations de produits antillais ont vu le jour et s’implantent dans la métropole, mais aussi dans tous les pays où résident de fortes communautés antillaises. D’autres proposent d’envoyer des produits directement de la Guadeloupe ou de la Martinique vers la métropole française, répondant à la demande d’antillais de la métropole, renouant ainsi avec leur culture ou voulant l’exporter jusqu’en France.

Durant ces dernières années, les Antilles ont également vu leurs populations augmenter et se diversifier avec l’arrivée de populations originaires de Chine et de pays arabes. Aujourd’hui, ces régions constituent encore un microcosme social plus diversifié qu’il ne l’a jamais été.
On peut dès à présent prévoir que la cuisine antillaise évoluera à nouveau et s’enrichira, sans doute de saveurs, de couleurs et d’odeurs nouvelles apportées par ces nouveaux arrivants.

mardi 09 octobre 2007, a 00:37
La Martinique..........
 

Je ne suis pas née ici, je suis une pièce rapportée en cette belle Ile....

Madinina, j'espère te comprendre....

J'espère te lire ici aussi par la voix de ceux qui te connaissent :

 

nés ici, vivant là, ....

Fiers d'y habiter, ou la regardant de la métropole....

 

Fiers martiniquais, touristes aussi, comment voyez-vous cette belle Ile, culturellement parlant ?

 

Dites-moi comment vous aimez votre Ile, c'est important....

 

Qu'est-ce qu'être martiniquais, martiniquaise ?

Comment définir l'identité martiniquaise.......?

 

 

 

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L' Esprit Nomade....
Ou l'art de s'ouvrir aux Cultures, Secrets de beauté et Traditions des Femmes du Monde...
A la Martinique, au Diamant, La boutique "Esprit Nomade", vous invite à un voyage intéressant...
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Sans oublier la Martinique traditionnelle, créative et originale... Plus de 30 artistes, artisans, entreprises présentes...

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Bonjour Votre blo...

La Boutique Esprit Nomade site très intéressant es (30/01/2009 04:11)

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Les Artistes exposent... E. BOISSINOT (09/01/2009 19:44)

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Tiken Jah fakouli ? vous connaissez....... Nasarasta (03/12/2008 02:35)

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