Depuis quelques années, la cosmétologie moderne emploie largement le beurre de karité dans la composition de divers produits de beauté.
Certains proposent un Beurre de Karité pur, mais dans la plupart des cas il est raffiné ou traité chimiquement pour être comparable aux crèmes de beauté classiques.
Comme tout produit naturel le Beurre de Karité se différencie par sa provenance, la qualité de la récolte et surtout la méthode d'extraction.
Le karité est réputé comme un des meilleurs protecteurs contre le dessèchement de l’épiderme et des cheveux. Il a une action nourrissante qui favorise et entretient le bronzage, laissant une peau uniformément halée, qui ne pèle pas.
La production mondiale de noix de karité est concentrée en Afrique à l'intérieur d'une bande de 5000 km s'étendant depuis l'Afrique de l'Ouest jusqu'au Soudan. Seize pays en produisent : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la République Centrafricaine, la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Mali, le Niger, le Nigeria, l'Ouganda, le Sénégal, le Soudan, le Tchad et le Togo.
La production mondiale de noix de karité a nettement progressé depuis les années 1960. Elle enregistrait un niveau de 169000 tonnes environ en 1961 contre 648500 en 2003, soit une progression de près de 300% en quarante ans. Cette augmentation du volume de production est presque exclusivement due à l'évolution des superficies représentées par les karités qui étaient de 85 000 hectares en 1961, tous pays confondus, contre quatre fois plus en 2003 (avec 341 000 hectares).
La répartition de la production entre pays producteurs se fait de manière assez inégale. Sur les sept pays pour lesquels des données statistiques existent, un pays, le Nigeria représentait environ 57% de la production de noix de karité en 2003. Il est suivi du Mali, du Ghana et du Burkina-Faso qui regroupaient à eux trois environ un tiers de la production sur l'année 2003. La part détenue par ces quatre États est généralement de plus de 85% de la production sur la période 1961-2002 avec un pic à 96% en 1989. Le Nigeria est traditionnellement un fournisseur important de noix de karité. Sa part dans l'offre mondiale n'a cessé de croître depuis 1961 où il était le troisième producteur mondial, derrière le Mali (41%) et le Burkina Faso (22%). Même si l'on sait que le Togo est un des pays qui possède les plus grandes zones de peuplement, il ne compte actuellement que pour un pour cent environ de la récolte mondiale de noix.
Toute l'Afrique utilise le Karité !
De Bébé accueilli dans une vigoureuse friction jusqu'au lit du roi défunt spécialement taillé dans la noblesse du tronc de l'arbre de karité, la vie du village bat au rythme de l'arbre sacré comme la vie de la femme. De juillet à décembre, toute l'activité de certaines femmes est dévolue à la collecte en brousse, à la vente des noix au marché et à la préparation des fruits de l'arbre qui serviront l'année durant aux besoins domestiques et culinaires de la famille.
Sur Internet, le karité c’est près de 100 000 pages référencées par Google. En anglais, le beurre de karité se nomme shea butter. En Afrique on l’appelle bhindi, bindi, ou encore bamia. Le nom scientifique du karité, butyrospermum parkii, lui a été donné en l'honneur du grand voyageur M. Park qui, le premier, remonta le fleuve Gambie vers la fin du XVème siècle.
Le karité, une affaire de femmes
En Afrique, le karité est considéré comme un arbre sacré que l'on
ne doit jamais couper ni abîmer.
C'est l'arbre généreux qui permet de se nourrir (fruits, beurre), de
se soigner (écorce, feuilles), et qui donne aux femmes, de par ses
nombreuses propriétés, une éternelle jeunesse.
Cet arbre magique, les femmes en sont les gardiennes car elles seules
ont le pouvoir d'apaiser les esprits de l'arbre par leurs chants et leurs danses.
Elles récoltent, concassent, cuisent, malaxent et façonnent les boules de
karité pour les vendre sur les marchés : l'argent du karité est exclusivement
celui des femmes.
Cet argent leur permet d'acheter bijoux, tissus, épices... qui les rendront
plus belles et feront la joie de leur famille.
Caractéristiques chimiques partielles du karité
Le karité est un extrait végétal extrêmement riche qui contient des phytostérols en grande proportion. Ces substances biologiques, utilisées en pharmacie pour lutter contre l’excès de cholestérol, ont également une action bénéfique sur le corps car ils entrent dans la composition de certaines hormones et vitamines telles que les vitamines A, D, E, F, des graisses insaturées, mais aussi des insaponifiables dont le Karitène, et du latex.
Les qualités naturelles anti oxydantes de la noix de karité permettent de stocker ce produit à l’état sauvage.
De nombreuses huiles végétales entrent dans la composition de préparations pharmacologiques, diététiques et surtout cosmétologiques. Leur sélection s'effectue en fonction de la qualité de leur fraction insaponifiable ou de l'importance de leur teneur en acides gras essentiels (AGE).
Le karité est celle qui contient une des plus forte teneur en insaponifiable (5 a 15 %). Le soja et l'avocat contiennent également une fraction importante insaponifiable.
La teneur exceptionnelle du karité en insaponifiables, à l'action émolliente et anti-inflammatoire, favorise la pénétration des principes actifs: les graisses insaturées, le latex, et les vitamines présentes à l'état naturel.
Vitamine A2 : Stimule la formation de nouvelles cellules, élimine les peaux mortes, accélère le processus de cicatrisation. Elle contribue à assurer une peau élastique et lisse, améliore son apparence, protège contre le dessèchement, s'oppose à l'apparition des rides et favorise sa régénération.
Vitamine D : Les os ont besoin de calcium et de vitamine D pour rester solides -- la vitamine D facilite l'absorption du calcium et contribue à maintenir une minéralisation osseuse normale.
Vitamine E :Synthétisée dans la peau sous l'effet de la lumière solaire, la vitamine E augmente l'absorption du calcium, favorise sa rétention et son utilisation par l'organisme et ainsi exerce une action calmante. Il est cependant impossible de compter sur le soleil parce qu'on se lave trop souvent, éliminant ainsi les stérols de la surface de l'épiderme, et parce que l'on vit habillé. C’est un antioxydant naturel.
Vitamine F : La vitamine F ou "acides gras essentiels" (dont l'acide linoléique) hydrate les couches superficielles de la peau en empêchant l'eau de ses cellules de s'évaporer et reconstitue la membrane cellulaire agressée par les radicaux libres.
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